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News
La voiture à air comprimé de Tata Motors
09.01.2008
Le concept est français, mais c'est en Inde que la voiture à air comprimé fera bientôt son apparition grâce à l'accord signé il y a quelques mois entre le holding MDI et le constructeur indien Tata.
A l'étude depuis plus de quinze ans dans le groupe
MDI, une petite société située à Carros près de Nice (France), les moteurs baptisés CATs se caractérisent par leur simplicité et une pollution nulle, deux avantages qui n'ont pas manqué de séduire Tata Motors, le plus grand constructeur automobile indien au chiffre d'affaires annuel de 5,5 milliards de dollars. Il faut dire que le concept paraît presque trop beau pour être vrai, puisqu'il permet de rouler presque gratuitement en n'émettant pas la moindre particule polluante.
La recette du miracle
Guy Nègre, directeur et fondateur de MDI, a produit sa première CityCats en 1998, dont quelques exemplaires ont parcouru les rues de Brignolles, dans le Var (France). Celle-ci est équipée d'un moteur bi-cylindres qui l'apparentent à un moteur traditionnel. Mais la comparaison s'arrête là. L'explosion du mélange air-carburant est remplacée par la détente d'un flux d'air sous haute pression contenu dans des bonbonnes placées sous le châssis. Au passage, rappelons que le procédé a longtemps été utilisé comme démarreur sur des moteurs d'avions à pistons.
 Le moteur CATs type 41. Crédit MDI
Dans un premier temps, l'air est fourni par un compresseur embarqué, qui fonctionne sur une simple prise de courant. Il faut une nuit entière pour gonfler complètement le réservoir. On obtient alors une autonomie de 80 kilomètres cela pour environ 1,50 d'électricité (au tarif français). La puissance délivrée n'est pas mirifique (25 chevaux), mais suffit pour faire circuler cette petite citadine de 870 kg en ville.
Combinaison possible avec un moteur traditionnel
Cette voiture servira de modèle à Tata, qui espère bientôt produire massivement ce véhicule d'un nouveau genre à destination de sa clientèle... et peut-être à l'exporter ?
Côté MDI, on étudie actuellement le concept d'un véhicule bi-énergie basé sur le même concept, mais dont le fonctionnement sur long trajet serait assisté par un moteur thermique utilisant un carburant fossile (essence, gazole) ou biologique (huiles végétales, alcools...). Cette association permettrait, sur route, une consommation inférieure à 2 litres aux 100 km et une émission de CO2 réduite des deux tiers par rapport à un moteur thermique traditionnel.
Enfin, MDI prépare aussi sa propre chaîne de production dont la première voiture, aussi dérivée de la CityCats, devrait sortir fin de cette année. Des moteurs de plus forte puissance (jusqu'à 200 chevaux) destinés aux camions et transports en commun sont aussi en développement.
Par Jean Etienne, Futura-Sciences
La Bluecar de Batscap
20.11.2007
La Bluecar de Batscap, filiale du groupe Bolloré
Le journal Le Parisien a annoncé dans ses colonnes l'homologation de la Bluecar de Batscap, filiale du groupe Bolloré, près d'une
petite vingtaine d'années après les tous premiers travaux de recherche
et développement. C'est en effet au début des années 1990 que les premières études ont été entamées. La Bluecar dispose aujourd'hui d'une
autonomie de 250 km et peut atteindre la vitesse de
130 km/h en pointe. Long de 3,3 mètres, le modèle se caractérise avant tout par sa batterie Lithium Métal Polymères aux avantages nombreux et,
évidemment, respectueux au maximum de l'environnement:
durée de vie de dix ans, sans liquide, entièrement
recyclable, cinq fois plus légère que les batteries au plomb et rechargeable en six
heures pour une autonomie totale.
Une fois les tests en circulation réels effectués,
les dirigeants devront s'attaquer à sa production industrielle. Le patron de Batscap, Jean-Marc Metais,
annonce "des discussions" avec plusieurs fabricants automobiles dans l'optique de "monter des partenariats". Il vise une "commercialisation en 2009".
Les concepteurs de la Bluecar tablent sur un prix de vente avoisinant les 15 000 .
Source: Le Blog Auto sous
Licence Creative Commons by-nd
Produire de l'énergie à partir des vibrations environnantes
27.09.2007 00:00:25
Des chercheurs de l'Université de Bristol se lancent dans un nouveau projet de conception d'appareils exploitant une source d'énergie renouvelable encore peu utilisée: l'énergie des vibrations.
L'objectif du projet est, en fait, de mettre au point des capteurs pour différents usages, ayant pour point commun d'être alimentés par un système de conversion de l'énergie des vibrations environnantes en énergie électrique. Alors que les quelques systèmes existant au niveau international permettaient de collecter de l'énergie pour une seule fréquence de vibration, l'équipe du Dr Stephen Burrow de Bristol souhaite récupérer de l'énergie pour une large gamme de fréquences, ce qui rendrait efficace l'utilisation de ces petits générateurs électriques pour de multiples applications: en génie biomédical, en aéronautique et dans le BTP (Bâtiments et Travaux Publics), par exemple.
Les générateurs étudiés par le Dr Burrow comprennent une masse résonante attachée à l'extrémité d'un ressort pour amplifier les vibrations ambiantes dont l'amplitude initiale, qui est de quelques dixièmes de millimètre, n'est pas suffisante - un générateur "efficace" nécessite d'amplifier ces vibrations
jusqu'à plusieurs millimètres. Cette technologie devrait représenter une alternative aux piles et accumulateurs de petites dimensions,
systèmes les plus utilisés pour des appareils nécessitant de très faibles courants. Bien souvent, ces piles et accumulateurs peuvent
être bien plus petits et légers que les générateurs étudiés par l'équipe du Dr Borrow. Cependant ces derniers auront un impact
environnemental très faible, car ils n'utiliseront pas de substances chimiques dangereuses et ne poseront donc aucun problème
majeur de gestion de déchets. Mais il reste encore des progrès à réaliser dans le rendement énergétique de tels systèmes de conversion,
d'où l'intérêt du projet lancé par l'Université de Bristol.
En réalité, cette initiative fait suite à d'autres travaux sur le thème de la conversion de l'énergie des vibrations à la
Faculté d'informatique et d'électronique de l'Université de Southampton. En effet, le Dr Steve Beeby a annoncé au début du mois de
juillet 2007 la mise au point d'un générateur d'1 cm3 de volume, développé dans le cadre d'un programme de l'Union Européenne,
VIBES (Vibration Energy Scavenging, c'est-à-dire Systèmes de récupération de l'énergie des vibrations). Ce générateur, qui ne
permet de collecter l'énergie des vibrations environnantes que pour une seule fréquence, a pour vocation d'alimenter des capteurs
installés sur des pompes à air placées dans les laboratoires d'une centrale énergètique.
De même, plusieurs applications sont déjà envisagées par les chercheurs de Bristol pour leurs futurs capteurs autonomes:
- le contrôle de certaines données relatives à la santé humaine, telles la température corporelle ou la pression sanguine, par
la mise en place de nombreux capteurs miniatures assez légers et peu encombrants ;
- la localisation et l'identification des fissures et contraintes anormales présentes au sein de la structure d'un bâtiment pendant
ou après sa construction ;
- le contrôle de la corrosion de certaines parties des avions, habituellement réalisé par un démontage partiel des appareils.
Les travaux du Dr Burrow devraient aboutir dès août 2010, alors que se développent en parallèle des techniques alternatives pour
la fourniture de faibles courants électriques comme les capteurs solaires, la récupération d'énergie à partir des gradients thermiques,
des gradients de pression ou encore des ondes sonores. Si l'alimentation en électricité d'installations à grande échelle à partir
de sources renouvelables connaît un fort développement depuis déjà quelques décennies, produire de l'électricité d'origine
renouvelable pour des systèmes à très petite échelle est encore un défi qui éveille l'intérêt d'un nombre croissant de laboratoires
et entreprises au Royaume-Uni.
Source: BE Royaume-Uni numéro 79 (6/09/2007) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT.
Illustration: Steve Beeby/University of Southampton.
Une grande centrale thermodynamique alimentera le train qui relie Aigle aux Diablerets dès 2010
26.09.2007 17:56
La plus grande centrale solaire des Alpes suisses verra le jour en 2010
Isenau, dans le canton de Vaud. Ses 10'000m2 de panneaux alimenteront le train
qui relie Aigle aux Diablerets. Il s'agira d'une installation thermodynamique
dont les capteurs produiront de la vapeur, elle-même transformée en énergie.
Cette technologie est beaucoup plus performante que celle des centrales
thermiques traditionnelles. La puissance de la centrale d'Isenau sera de 1,5
mégawatts, soit la consommation de 500 ménages. Outre le train, elle
alimentera une fromagerie ainsi qu'une dizaine de chalets didactiques. (SWISS
TXT)
La Tour Solaire en Australie: 1 000 mètres de hauteur
26.02.2005
La Tour
Solaire, 1000 mètres de hauteur, est l'un des projets les plus ambitieux de
la planète pour la production d'énergie alternative. C'est une usine d'énergie renouvelable qui
fournit la même puissance qu'un petit réacteur nucléaire tout en étant plus sûr et plus propre.
Sa hauteur sera presque le double que la tour de CN au Canada (553 mètres). La
tour solaire est creuse au milieu comme une cheminée. L'air sous le collecteur est
chauffé par le Soleil et est dirigé vers le haut de la cheminée par convection,
le déplacement de l'air permet à 32 turbines de produire de l'électricité.
Son fonctionnement se base sur le principe simple: l'air chaud monte.
La tour pourrait produire environ 200 mégawatts, six fois moins qu'une
centrale nucléaire moderne, mais assez pour fournir en électricité
environ 200'000 logements.
C'est un projet incroyable mais réaliste. Les études de faisabilité par le bureau d'ingénieurs
allemand SBP, basée à Stuttgart, arrivent à leur terme. Cette "Solar Tower" sera
construite par l'entreprise EnviroMission dans le désert de la province australienne du New South Wells.
La production devrait commencer en 2010.
Le Soleil chauffe, grâce à l'effet de serre, la plate-forme à la base (d'un
diamètre de 7 kilomètres). Si la température extérieure est de 30C au sol (20C à 1000 mètres
d'altitude), elle atteint 70 C au pied de la cheminée. Le flux
d'air dans la structure sera alors d'environ 15 mètres par seconde.
L'avantage principal de cette technologie est son prix, peu d'entretient,
mécanique simple, gratuité des rayons du soleil. De plus comme le sol
emmagasine de la chaleur le jour pour la redonner la nuit, le système est totalement
opérationnel 24 heures sur 24. Le seul point noir est l'investissement de départ qui est
d'environ 400 millions d'euros.
La "Solar Tower" fournirait un kilowatt/heure près d'un tiers moins cher que
ceux fournis par les panneaux solaires, mais encore cinq fois plus cher que
l'électricité au charbon produit actuellement en Australie. Les serres de verres
pourraient être louées à des agriculteurs et des touristes pourraient visiter la
tour, afin de réduire encore significativement le prix du kilowatt/heure.
Une première "Solar Tower" existe en Espagne, à 150 kilomètres au sud de Madrid,
dans la région de la Mancha, patrie de Don Quichotte. Cette tour prototype,
d'une hauteur de 194 mètres et réalisée avec des fonds du Ministère
ouest-allemand de la recherche et de la technologie, a fonctionn entre 1981 et 1989. La
puissance produite atteignait 50 kilowatts.
Source: Blog Du
Net
Illustration: enviromission
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